Théâtre National de Bretagne France

Dirigé depuis 1994 par François Le Pillouër, le Théâtre National de Bretagne est devenu en 2002 Centre Européen de Production Théâtrale et Chorégraphique, par une convention liant l’Etat à la Ville de Rennes. Ce lieu de création et de production pour les artistes européens est fondé sur trois piliers.

Pionnière de la décentralisation théâtrale, Rennes fut le berceau de l’un des premiers centres dramatiques. En 1968, naît la Maison de la culture, qui, jusqu’en 1974, collabore avec le CDN, et en 1990, sous la direction de Emmanuel de Véricourt, les deux entités se réunissent en une seule : le Théâtre National de Bretagne. François Le Pillouër lui succède en 1994 et transforme le TNB qui bénéficie aujourd’hui du statut de « Centre Européen de Production Théâtrale et Chorégraphique ».

François Le Pillouër arrive de Dijon, où il a fondé le Festival « Théâtre en Mai », manifestation européenne déjà, qui fait connaître Romeo Castellucciou Thomas Ostermeier, tout juste sorti de l’École Ernst Busch. À Rennes, il produit et coproduit des créations théâtrales, associe la danse, soutient des compagnies nationales et régionales — les Lucioles aussi bien que Claude Régy ou François Tanguy — et fait venir à Rennes des artistes d’une nouvelle génération. D’autre part, il reprend et affine le principe de Théâtre en Mai, avec le Festival « Mettre en Scène ». Chaque mois de novembre, s’y proposent des impromptus, des créations en devenir, accompagnés de débats entre soi et avec les publics.

Le passage au statut de Centre Européen permet à François Le Pillouër de développer l’ensemble de ces activités suivant trois axes :

1-L’Atelier International d’Artistes, organisé autour de quatre artistes (2002 – 2009) dont trois metteurs en scène : Jean-François Sivadier, Stanislas Nordey, Marcial Di Fonzo Bo ; et un chorégraphe, François Verret. D’autre part, chaque année un artiste européen est accueilli avec son équipe en résidence de longue durée pour une création dans sa propre langue : l’hispano-argentin Rodrigo Garcia, la compagnie italienne Motus, les Frères Forman et aussi des chorégraphes : Brice Leroux, Caterina Sagna… Ainsi se met en place un réseau européen de contacts et d’échanges.
Des grands maîtres ou de jeunes artistes confirmés viennent éclairer, contester ou soutenir ce travail, créant un véritable réseau européen de confrontations et d’échanges.

2- L’Unité de Production et de Ressources pour la création indépendante et l’écriture actuelle, qui permet de soutenir des compagnies représentant diverses tendances et générations : notamment celles de Cédric Gourmelon, Christine Le Tailleur, le Théâtre Dromesko, Loïc Touzé, Mair Vayssière, et pour ce qui concerne l’écriture : François Bon, Lucy Caldwell, Aziz Chouaki, Fatou Diome, Carole Fréchette, Koffi Kwahulé, Joris Lacoste, Fausto Paravidino.

3- L’École supérieure d’Art Dramatique. Sous la responsabilité pédagogique de Stanislas Nordey, elle accueille tous les trois ans une quinzaine d’élèves, qui suivent un programme technique, et participent à des ateliers dirigés par des metteurs en scène d’expérience.

Le TNB se veut une institution d’une nouvelle génération capable :

  •  d’accomplir au cours des saisons un ample travail de création, dans l’accompagnement des artistes et la mise en rapport avec des publics élargis
  • de relever le défi de l’événementiel en créant un festival où les rythmes, les processus de fabrication, d’exploitation et les ambiances sont modifiés : Mettre en Scène est une rencontre internationale de metteurs en scène et chorégraphes. Tournée vers la création et les impromptus, cette manifestation se veut espace d’auscultation et d’innovation.

Le Théâtre National de Bretagne est subventionné par le Ministère de la Culture, la Ville de Rennes, le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine, le Conseil Régional de Bretagne et l’Union Européenne dans le cadre du projet Prospero

http://www.t-n-b.fr/